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Notre visite de Lyon commence par le théâtre gallo-romain:
Petite histoire avant de continuer... Lugdunum, fondée en 43 avant JC par les Romains, est à la tête de la plus grande province des trois Gaules: la lyonnaise. C'est aussi la métropole politique et religieuse et la capitale économique des Gaules. Durant quatres siècles, la colline de Fourvière est au coeur de la vie collective de la cité. On y trouve les principaux édifices publics, notamment des monuments de spectacles. Ces quartiers sont abandonnés à partir du IVème siècle et les ruines des édifices romains disparaissent peu à peu du paysage. Au milieu de 20ème siècles les vestiges de deux théâtres ont été dégagés et restaurés. Ils sont classés au Patrimone Mondial de l'Unesco.
A la sortie du site (et oui, nous commençons la visite à l'envers!), une voie romaine et un des deux téâtres: L’odéon, plus petit, était réservé à des déclarations et des concerts. Bâtiment rarissime, il est l’un des vingt odéons du monde romain retrouvés à ce jour. Son pavement, réalisé avec les plus beaux marbres de l’empire est encore visible aujourd’hui.

À flanc de colline, tournés vers le Levant et dominant le confluent du Rhône et de la Saône, les théâtres antiques de Lyon occupaient le cœur de la ville romaine. Pouvant accueillir près de 13 000 personnes, ils étaient partie intégrante de la vie quotidienne des Lyonnais de l’époque. Le théâtre était dédié à des spectacles populaires et accueille encore aujourd’hui les concerts organisés à l’occasion des Nuits de Fourvière.
Au cœur même du parc archéologique, en grande partie enterré, le musée gallo-romain de Fourvière a été conçu pour se fondre dans le site.
En sortant du site on retrouve la basilique de Fourvière. Son architecture de style néogothique est l'œuvre de Pierre Bossan. Le 9 juillet 1870, la guerre éclate entre la France et la Prusse. Les lyonnais, inquiets demandent à Monseigneur Ginoulhiac d’exprimer un vœu à Notre Dame de Fourvière pour éviter l’occupation de la ville. Si ce vœu est exaucé, ils s’engagent à construire à Fourvière une église dédiée à la Vierge. L’archevêque formula solennellement ce vœu le 8 octobre 1870. Lyon fut épargnée. La première pierre fut donc déposée le 7 décembre 1872 et la dernière, le 2 juin 1884. Il fallut donc 12 ans pour réaliser le gros œuvre de la Basilique.

Traditions du 8 décembre: En 1851,le cardinal Duboys entrepris la rénovation du clocher et accepta la mise en place d'une statue de la vierge Marie en bronze dorée. La sculpture de la Vierge Marie fut confiée à Fabish qui sculta plus tard la Vierge de Lourdes.
L’inauguration initialement prévue le 8 septembre 1852 fut reportée au 8 décembre à cause d'importantes innondations dans les ateliers de fonderie. Ce 8 décembre 1852, l'illumination du clocher fut lui aussi annulé suite aux orages sur Lyon. Profitant d'une acalmie, les lyonnais décidèrent d'illuminer leurs fenêtres pour faire honneur au nouveau clocher. Cette tradition se perpétue chaque année et à pris de l'ampleur avec l'illumination des monuments et les effets sons et lumières. Un vrai régal pour les yeux, on vous le recommande!!
Sous le lion se trouve l'entrée de la crypte. Une église sous une église. Elle est aussi grande que la basilique. L'autel illustre la mort de Joseph. La voûte du coeur est couverte de mosaiques.
En remontant d'un étage par l'escalier de Saint-Joseph on se retrouve dans la basilique. Les murs recouverts de mosaique représentent l'Ancien Testament.
En sortant de la basilique, une vue imprenable de Lyon sur l'esplanade avec le quartier de l'opéra, place des Terreaux, les Cordeliers...
Le quartier de la Part Dieu et de son crayon (qui est la tour du Crédit Lyonnais), quartier des Brotteaux :
Quartier Bellecour et sa grande place:
Après ce panorama, nous descendons direction le quartier du vieux Lyon.
Le chemin nous ammène à la rue du Boeuf (rue très animée où se concentre beaucoup de restaurants et bouchons lyonnais)
Nous arrivons sur la place Saint Jean, la plus ancienne place de Lyon. La fontaine, elle, date de 1844, dessinée par Dardel, architecte de la ville - à qui l'on doit le Palais du Commerce -, et sculptée par Bonassieux. Elle reproduit un petit temple néo-renaissance entouré de quatre vasques de pierre dans lequel a lieu le baptême du Christ par Saint-Jean Baptiste. En face, la cathédrale St Jean.
A droite de la cathédrale, se trouve la manécanterie, ancienne maison dechanoines et seul vestige du cloitre Saint-Jean détruit à la Révolution. Elle date du XI ème. Son nom vient de "mane cantare" chanter le matin en latin, car ce fut à partir du XVème l'école de chant des choristes de la cathédrale.
Nous entrons dans l'Eglise pour aller voir l'horloge astronomique:

Description de cette horloge:
Tour carrée de 1,80m de côté, surmontée d’une tourelle octogonale présentant les automates puis d’un dôme supportant le coq qui culmine à 9m. Décor avec guirlandes de fleurs et fruits datant du 17ème siècle. Cinq poids à remonter tous les 4 jours permettent le fonctionnement.
Deux statuettes fixent en haut de l'horloge:
Saint Pothin: 1er évêque de Lyon martyrisé en 177 dans l’amphithéâtre des Trois Gaules et Saint Irénée: 2ème évêque de Lyon (130-208), disciple de Polycarpe en Asie Mineure, disciple de saint Jean
Les automates en mouvement (12h, 14h, 15h et 16h):
- L’ange de gauche retourne son sablier, celui de droite fait le chef d’orchestre
- Le coq chante 3 fois, hausse le cou, ouvre le bec, bat des ailes
- Trois des six anges entourant “Le Père céleste”
- Le Suisse se tourne rapidement, démarre sa ronde, saluera la foule de la tête et de la main
- Marie se tourne vers l’Ange Gabriel, le saint Esprit sous forme d’une colombe descend du plafond qui s’entrouvre
- "Le Père céleste” bénit son peuple par trois fois
- Le Suisse termine sa ronde pendant que la grosse cloche sous le coq sonne l’heure nouvelle
Détails des cadrans:
Le jardin archéologique de Saint Jean, derrière la cathédrale : Dans les années 70, on a voulu construire une annexe au palais de justice voisin. On démolit les anciennes maisons pour tomber sur les fondations de deux églises médiévales : Saint-Etienne et Saint-Croix, église paroissiale pour les gens du quartier. Le projet fut abandonné pour préserver les fouilles.
Nous arrivons sur la rue du Boeuf : Anciennement appelée rue Tramassac, c'est une des plus anciennes rues du Vieux-Lyon. Cette rue était habitée par de riches familles. Au 22 rue du Boeuf se trouve le célèbre restaurant de la Tour Rose :
Au dessus du restaurant figure toujours l'enseigne des anciens propriétaires:
En face du restaurant, à l'angle de la rue du Boeuf et de la place Neuve Saint Jean, se trouve la fameuse enseigne de 1571, faussement attribué à Jean de Bologne, représentant un taureau.
Un peu plus loin, l'enseigne de la maison l'Outarde d'or, une oie sauvage à la chaire fine, enseigne du maître volailler du XVIII ème. La phrase "Je vaux mieux que tous les gibiers" de 1708.
Nous continuons par la visite des traboules de lyon. Une traboule est une voie réservé aux piétons, souvent étroite, débutant par un couloir d'entrée et traversant un ou plusieurs bâtiments pour relier une rue à une autre. Typiquement lyonnais, le premier qui l'utilise fut Nizier du Puitspelu, dans un journal, publié en 1894. En fait il ne cita que le verbe trabouler. Pour lui ce mot ne s'employait que dans l'expression "une allée qui traboule, une allée qui traverse".
Au 16 rue St Jean, cette traboule nous mène à la fameuse Tour Rose. Anciennement appelée la maison du Crible (collecteur des impôts), qui passaient au "cribles" les finances des mauvais payeurs!
Au 27 rue St Jean, cette traboule donne sur une cour refaite, galeries ouvertes , fenêtres à meneaux et pierre dorée (pierres de la Région)
Au 37 rue Saint Jean, la maison du Chamarier, celui qui faisait respecter l'ordre public. Il conservait les clés du cloître Saint Jean dont cette bâtisse faisait partie. A la fin du XVIIIème, le calcul des impôts se faisaient selon le nombre de fenêtre, alors la plupart des propriétaires retiraient les meneaux pour payer moins d'impôts! C'est pour cela qu'ils n'y a pas de meneaux ici.
Au 52 rue Saint Jean,
Au 54 rue Saint Jean, la traboule mène au 27 rue du boeuf:
Au 58 rue Saint Jean, dans une HLM:
Toujours sur la rue Saint Jean, le théatre: " la maison de Guignol" .
Une collection de marionnettes guignol est aussi exposée au musée Gadagne (histoire de Lyon et des marionnettes du monde). Cette demeure de la Renaissance a été élevée au début du XVI ème pour le fils d'un négociant d'épices. Elle fut rachetée par la famille Gadagne, banquiers florentins. Elle fut ensuite rachetée par la ville au XXème. Pour info : une expression typiquement lyonnaise: "Etre riche comme un Gadagne" signifiait à l'époque "être riche comme Crésus"...

Montée garillan, à gauche du musée Gadagne
La maison des avocats : C'est en 1979 que l'ordre des avocats l'acquit et commença la restauration. De l'ancienne auberge du XIVè siècle, seule reste la large porte cochère qui permettait aux voitures à chevaux de rentrer dans la cour. Douze arcades toscanes reposant sur des colonnes à chapiteaux plats, sur trois galeries superposées, ainsi que le puit remis en place datent de 1516. Libérée en 2004 par l'école de formation des jeunes avocats, la maison des avocats accueille aujourd'hui le Musée International de la Miniature.
Nous arrivons à la place de la Baleine, qui relie la rue des Trois Maries d'un coté avec la rue Saint-Jean et de l'autre coté avec la rue de la Baleine. Appelée autrefois place du Grand Palais puis place Pandalais. Comme la rue de la Baleine, son nom vient soit d'une enseigne en forme de Baleine soit d'un morceau de squelette de baleine qui aurait été retrouvé là.
La place du gouvernement ne prit son nom qu'au XVIIe siècle. Appelée auparavant place du Petit Palais. Les gouverneurs du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais y possédaient un hôtel particulier de 1512 à 1734, démoli au XIXe siècle.
Le tracé de la rue Lainerie remonte au plus haut Moyen-Age. Son nom provient de la déformation de Rue de l'Asnerie. Belle rue à l'époque Renaissance, qui regroupait comme la rue Juiverie de beaux immeubles dont malheureusement ceux du coté Est ont été détruits lors de la construction de l'école Gerson.
La maison Claude Debourg date de 1516. Au-dessus de la porte, remarquez le blason incliné à gauche indiquant que la famille a participé aux croisades.
Cette voie ancienne, du Moyen Age, porta le nom de rue "de la Juiverie" à cause des nombreux juifs qui y habitèrent aux XIIIe et XIVe siècle. A partir du XVe siècle, la rue fut vidée de ses divers marchés aux bestiaux et devint plus riche et mieux fréquentée : y vinrent des notables de la ville et des riches marchands.
La maison des Têtes de Lions, également appelée maison Dugas. Elle date du XVIIe siècle. Quand elle fut construite en 1647, c'était un des plus beaux palais du Vieux-Lyon. Admirez sa longue façade en pierre grise, les arcades du rez-de-chaussée, les meneaux plats, typiques du XVIIe et les quinze têtes de lions sculptées. Malheureusement, certains animaux ont subi les assauts de l'urbanisme moderne.
La ruelle Punaise servait à la fois d'égoût à ciel ouvert (d'où le nom emprunté à cet insecte dégageant une odeur pestilentielle...) et de raccourci pour atteindre la montée St-Barthélémy (des marches sont scellées sur un côté car la pente est peu engageante !
La galerie sur trompe de l'architecte Philibert de l'Orme, réalisée en 1536 alors qu'il n'était âgé que de 26 ans. Pour y arriver, il faut suivre l'allée voûtée d'ogives et passer une première cour avec un puit dont seul le dais et son blason sont d'époque. Dans cette cour, Philibert de l'Orme fut chargé de construire une liaison entre deux corps de bâtiments, pratique mais surtout, à la demande du client Antoine Bullioud, esthétique et représentative de sa position sociale. De l'Orme devait donc faire communiquer deux bâtiments distincts par une galerie mais sans empiéter sur la cour assez petite et sans démolir le puit existant. Il s'inspira alors des monuments romains pour créer cette galerie.
La passerelle du palais de justice a été inaugurée en 1983. Conçue par Gilbert Lamboley, elle est large de 4 m, sa travée de 136 m est suspendue par des haubans plantés dans un mât unique ancré sur la rive gauche de la rivière.
Le palais de justice, bâtiment classé monument historique, est situé quai Romain Rolland. Les travaux de construction du palais débutent en 1835, et se terminent en 1842, sous la direction de Louis-Pierre Baltard.
Vue de lyon par la passerelle de la justice
Visite de Lyon de nuit:
En remontant le quai Gailleton en direction du pont de l'université, on peut voir l'université Lyon II de l'autre côté du quai:
Nous traversons le pont de l'université en remontant les quais direction Guillotière, place Dupont:
Les berges du Rhône ont été amménagées et deviennent un lieu incontournable pour se ballader dans Lyon:
Les berges vue du pont de la Guillotière, ainsi que l'Université Lyon II:
Nous traversons le pont de La Guillotière direction la place Anthonin Poncet:
Direction le quartier de Gerland et la Hall Tony Garnier, salle d'évênementiel de Lyon :
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